Après avoir fait de rapides adieux à nos deux compères, Bounsou nous met dans le bus pour Phonsavan : direction la plaine des jarres.
Notre premier trajet en bus se révèle très long. De plus les routes sont très sinueuses ! Nous arrivons à 16h après 8 heures de route ! Dès l’arrivée à la station de bus située à 4km du centre ville, nous sommes assaillit par des gens travaillant pour les guests house ayant pour mission de ramener un maximum de touristes. Nous choisissons un établissement pas trop cher. A peine nos bagages déposés, notre hôte nous propose de multiples tours pour visiter la région. Ceci nous permet d’avoir une idée de ce que nous allons faire ces jours bien que nous déclinions son offre un peu trop onéreuse.
Après un tour en ville pour voir comment nous organiser, nous optons pour la location d’une moto (« gros » scooter à 4 vitesses, surement 80cc) dès le lendemain. Le gérant de « l’ agence » de location, nous apprend en 10min comment conduire ! Première expérience à « moto » pour Pierre !
Petit tour sur le marché et repas dans un restaurant bon marché où nous avons trop commandé !
Après une bonne nuit le ventre plein, nous prenons la moto à 7h vers la plaine des Jarres : site 1 ! Située à 15km de la ville et après une conduite prudente, nous sommes les premiers touristes de la journée. De grosses pierres creuses regroupées en petit nombre, jalonnes deux versants de colline. Ces jarres sont de tailles différentes, entre 600kg et 6 tonnes donnent un paysage énigmatique. En effet, personne ne sait pourquoi ces jarres ont été sculptés. D’après les recherches d’archéologues célèbres infructueuses, plusieurs hypothèses ont été énoncées comme des futs de fermentation, des tombeaux ou encore des réservoirs à eau (cette dernière hypothèse provient de Marielle qui a eu une mini-vocation d’archéologue ce jour là !). Nous nous ballade de plus d’une heure entre ces gros pots et une petite grotte, nous reprenons la moto pour la visite du troisième site situé 20km plus loin.
Les 11 derniers kilomètres étant non-goudronnés, le mal de fesse comme à ce faire sentir. Ces jarres moins nombreuses sont regroupées dans un petit périmètre ombragé et très agréable que l’on rejoint après 1km de marche à travers les rizières. Nous en profitons pour faire une pause repas et goûter du riz collant à la noix de coco bourré dans un bout de bambou (repas coutumier des Laos lorsqu’ils partent travailler la journée à la rizière) ! C’est bien bon, mais c’est dosé pour un éléphant !
Direction le deuxième site où l’accès à pied est plus long et plus escarpé. De plus il commence à faire vraiment lourd ! La traversée d’une forêt de pins procure de bonnes odeurs.
Nous revenons ensuite à Phonsavan pour visiter une ferme à soie qui fait du commerce équitable. La visite est passionnante et Pierre découvre ces petits vers tout blanc qui tissent les cocons de soie. Les chrysanthèmes sont ensuite récupérés et éclosent en papillons et pondes de nombreux eux pour la génération suivante. Les cocons sont bouillis et déroulés pour faire le fil puis coloré grâce à des matériaux naturels (graines, pierres, plantes). La palette de couleur disponible est extraordinairement riche en tons et nuances. L’atelier de tissage regroupe une quinzaine de femme travaillant toute la journée. On différencie deux types de tissages : ceux à deux couleurs (une écharpe par semaine) et ceux à trois ou plus (3cm par jour). Nous finissons la visite par la boutique où nous trouvons de belles étoffes trop chères pour nous (entre 60 et 400 € par écharpe).

Direction l’ouest sur 20km pour voir les restes d’un tank russe. Loé s’est bien amusé !

De retour à Phonsavan, suivant les conseils du Lonely Planet, nous allons voir un monument au mort situé sur la colline : nous ne vous conseillons pas le détour !!!
C’est les fesses largement tallées, que nous rendons la moto à 16h après 120km de route.
Nous sommes couverts de poussière : une bonne douche s’impose.
Le lendemain (3 Avril), nous re-louons une moto pour aller visiter des sources d’eau chaude. Nous y passerons la nuit et laissons nos deux gros sacs à dos au gentil monsieur de l’agence. 76 km plus loin, nous arrivons à une petite marre bleuâtre au milieu de la forêt où l’eau bouillonne au centre. Pierre la touche du bout du doigt : impossible de s’y baigner, c’est trop chaud !

Nous louons une petite chambre avec baignoire où l’eau courante vient directement de cette source. Elle arrive juste à température pour un bon bain. Nous y délassons un moment puis partons visiter les villages voisins où sous chaque maison des femmes tissent. Le soir nous nous rendons en ville (23km), pour manger et faire le plein d’essence. Les femmes sont encore en train de tisser à notre retour, à la lumière d’une ampoule.
Nuit peu reposante pour Pierre qui monte la garde pour comprendre quelle bête joue avec nos sacs plastiques !!! Au cours de la nuit (vers 1h du matin tout de même), nous découvrons que cette bête est un mini-écureuil qui vient grignoter une de nos bananes à 30cm de la tête de Marielle qui dort comme un éléphant.
Départ à 5h30 pour rendre la moto tôt et prendre le bus à 7h30 pour Luang Prabang ! Les femmes sont déjà en train de tisser sous les maisons.
Dans le bus, nous sympathisons avec un autre couple en excursion pour un an. Nous échangeons des bons plans sur le Laos. Arrivés à Luang prabang après 9h de route, nous partons ensemble à la recherche d’une guest house. Nous en trouvons finalement une pas trop cher avec deux chambres de libre. Nous passons la soirée sur le marché de nuit où nous mangeons en compagnie de nos nouveaux amis.
Demain direction le nord à 3 heures de route !
Photos :




























avril 9th, 2010 - 2:22
Merci Mélanie pour la correction … j’avoue que la traduction de Lao en Français n’est pas facile !
Sinon, pour la moto, les plus grosses surprises sont en sorties de virage quand 30 buffles ont décidés de bronzer ! Une partie de slalom en douceur est alors nécessaire !!!
avril 8th, 2010 - 18:59
Super merci pour tous ces récits, ça fait plaisir de voyager un petit peu avec vous.
Quelles sont les premières impréssions du nouveau motard sur des routes sans doute pleines de surprise.
Bizoux
papa
avril 8th, 2010 - 16:16
j’avais pas vu le diapo, looool j’ai bien aimé Marielle qui se cache!
avril 8th, 2010 - 16:12
c’est pas plutôt des chrysalides et oeufs que chrysanthemes? loool Vous perdez déjà le Français???
Mdr pour l’écureuil!
Sympa d’avoir rencontré un couple, c’est pratique pour échanger des infos/plans.
avril 7th, 2010 - 18:29
Trop fort le coup de la banane et de l’écureuil ! On aime aussi beaucoup la photo de Marielle en chef de tank
Merci pour les articles et grosses bises !
avril 7th, 2010 - 17:12
trop bien votre recit
on est fiers de vous
EGS