Maison : Les soubassements

Notre été aura été bien rempli avec ces soubassements ! Nous n’avons presque plus avancé à l’étage depuis fin juillet et nous n’avons fait que couler du béton !

Nous avons commencé par l’extérieur, cela est préférable compte tenu de la poussée des murs.

Le procédé est assez simple, on commence par décaisser à la mini pelle (prêtée par Gigi et réparée par Mick).  Pas évident au début : il faut prendre la machine en main! Alors à droite le godet en allant sur le côte, vers le haut ça remonte, à gauche on allonge le bras et on tourne la nacelle… On croit l’avoir en tête, mais on met quand même un certain temps en ce que ça devienne un mécanisme!

Et puis il faut avoir une stratégie, par où on commence à décaisser, où est ce que l’on met la terre…  Ce n’est pas pour rien que c’est un métier! Au fur et à mesure on commence à avoir les bons réflexes.

Une fois le bas du mur trouvé, nous avons refait le joint entre les pierres, ceux-ci étaient complètement creusés! De cette manière, les pierres sont un peu mieux tenues et le soubassement risque moins de s’effondrer.

Ensuite, on étaye : au début nous fixions des poutres sur les murs grâce à des serres jointes traversant le mur que nous soutenions par deux contrebattements cloué. Après la visite de quelques professionnels que cela a gentiment fait sourire, nous avons remplacé nos contrebentement par de vrais étais avec un bon appui au sol, les clous ça ne tient pas grand-chose…

Ensuite, et bien il faut creuser sous le mur! Là pas de mini pelle possible, mais on y va quand même au burineur, ça va plus vite! Cette étape dure plus ou moins longtemps suivant le type de terre que l’on rencontre, on a eu de la terre presque végétale de la glaise bien sèche (ça va vite), de la glaise bien mouillée (ça va pas vite du tout!), et même du sable!  Nous avons également eu de bonnes surprises puisque nous avons trouvé du béton sous un des murs de la tour! Ça nous a évités quelques sessions! On commence par le bas et on finit en équarrissant. Cela permet de garder une petite voûte dans le fond le plus longtemps possible pour tenir le soubassement. D’ailleurs au bout de quelques semaines nous avons pris confiance et commencé à faire des trouées plus grandes et c’est en équarrissant que le soubassement nous est tombé dessus! Heureusement, plus de peur que de mal.

Il faut ensuite coffrer, au fur et à mesure, nos coffrages ont évolués en prenant mieux en compte le ferraillage et en prévoyant une inclinaison en bout de manière a ce que les deux blocs soient imbriqués.

Et puis on coule, et on commence le “ballet des brouettes”, jusqu’à ce que le trou soit rempli; on dépasse de 20cm à l’extérieur et on rentre de 20cm dans le mur sur une longueur de 1,5m. Niveau hauteur on s’arrête 10cm au dessus du niveau du mur et si on est au dessus du niveau 0 final, on casse le lendemain, mais pas plus tard autrement c’est très dur!

Quand on a fini et ben on recommence! Mais plus loin, on attend le lendemain pour continuer à côté d’une session.

Après il faut reboucher… Dans notre cas on ne rebouche pas complètement puisque la maison est un peu encaissée,et ça serait dommage d’avoir à monter du salon dans le jardin… du coup c’est Thierry qui est venu nous débarrasser de la terre, il nous a même laissé utiliser sa grosse pelle une journée! C’est hallucinant l’efficacité d’une de ces machines la fluidité par rapport à la mini pelle beaucoup plus “nerveuse”!

Une fois l’extérieur fait, et bien on passe à l’intérieur. Là le plus compliqué c’est de sortir la terre… On est obligé de la sortir à la brouette que l’on charge à la mini pelle… Ça prend un temps fou, il faut être minutieux pour charger les godets dans la brouette et sans les renverser. Et puis ça fait les bras! Pour la terre à l’extérieur, on commence par juste vider les brouettes, mais ça prend beaucoup de place, alors on met une première planche pour monter la terre sur le premier tas… puis une deuxième, puis une troisième, puis une quatrième! Et on se retrouve avec un mini terril dans le jardin!

A ce stade après 2mois dont 2 semaines de vacances, nous avons fini l’extérieur et fait à peu près la moitié des fondations intérieures. D’après nos comptes il reste environ 25 trouées à faire, sachant que l’on fait environ 2 trouées par journée, trois quand on vraiment motivés, donc 5 WE de travail. Mais bon pour ça il faudrait que l’on déménage en haut et que l’on creuse dans la pièce où l’on habite… Et pour déménage, il faut finir la pièce en haut de la tour…

Un grand merci nos papas, nos mamans, Henri et Vincent qui nous aidé à porter les brouettes!

Les photos  : album

2 réponses sur “Maison : Les soubassements”

  1. Prem’s again…

    J’hallucine de voir tout le travail accompli et les différents corps de métiers que vous endossez ! J’aurais bien aimé voir en vrai l’avant, pendant après mais c’est déjà un très bel aperçu avec les photos !

    plein de bisous du fin fond du Jura

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